Séminaire Les occupations transitoires 17&18 octobre
34 boulevard Jean-Baptiste Lebas - 59160 - Lille

Séminaire Les occupations transitoires 17&18 octobre : Lille - Nord - Evènements

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Séminaire Les occupations transitoires 17&18 octobre
Description: 


JOURNÉES NATIONALES DE L'ARCHITECTURE

Séminaire "Les occupations transitoires" 17&18 octobre


59000 Lille

Journées nationales de l'architecture

L'association propose deux journées thématiques (sur inscription) autour de la question de la vacance et des occupations transitoires : état des lieux et enjeux locaux, retours d'expériences nationales et européennes, ateliers cartographiques, débats, etc.

Programme détaillé des deux journées : http://www.interphaz.org/occupationstransitoires/

Avec notamment : l'Agence d'urbanisme de Lille Métropole, Plateau urbain, Réseau RTES, Vivacités Hauts-de-France, la ville de Gand, la Maillerie, SORELI, NODI, le cabinet Approche.s!, l'école des Beaux-Arts de Tournai, MAD Bruxelles, le réseau Eutropian...

Présentation :

Les métropoles tendent à concentrer les énergies et se voient de plus en plus dévorées par une fièvre foncière irrationnelle. Se loger devient un luxe et s’installer un privilège. Pourtant, nombre de petits commerces de proximité ferment leurs volets. Les petites friches s’installent et viennent compléter la mosaïque des grandes friches, symbole d’une ère révolue, celle du déclin industriel.

Les territoires s’émiettent et avec eux le paysage urbain. Les dynamiques se densifient autour de grands pôles. Les industries s’éloignent et les nouveaux usages tardent encore à apparaitre. Les productions et leurs consommations s’accélèrent, éloignant la relation humaine et favorisant la dématérialisation des processus. Dans ces conditions, comment construire la ville de demain ? Comment concilier les réalités des smart cities et l’inéluctable besoin de préserver les espaces de nature en ville ? Comment concilier la cherté du foncier et la vivacité du territoire ?

Garantes de l’intérêt du territoire, les collectivités ont recours à différentes stratégies pour préserver les équilibres. Elles hésitent entre attractivité et identité et doivent rivaliser d’inventivité pour mener de front une démarche aussi ambivalente. Souvent exsangues économiquement, elles ont pourtant encore des richesses insoupçonnées : un patrimoine colossal qui se meurt. Qu’en faire ? Comment le rendre plus attractif et plus accessible ?

Face à ces constats, de nouvelles initiatives apparaissent peu à peu. Le vide devient le lieu des possibles : les commerces abandonnés deviennent des pop-up stores, les friches industrielles se rêvent en terrains de sport. Des groupes de citoyens, des associations et des organismes à but non lucratif se forment avec la volonté de se réapproprier les espaces laissés à l’abandon pour les embellir, les revitaliser et les occuper de façon temporaire. En s’intéressant à ces lieux, chacun réaffirme son sentiment d’appartenance à sa ville. En s’investissant dans ces lieux, les citoyens s’engagent pour leur ville et y participent avec toute leur créativité. Cependant la créativité des uns doit cohabiter avec les principes de réalité des autres.

Un peu partout en Europe ce sujet apparait. Les anciennes cités industrielles cherchent leur renaissance dans le design et y trouvent un renouveau entre identité et innovation. Les villes du Nord de l’Europe ont rapidement pris ce virage et font rêver citoyens engagés et élus éclairés. Dans ce contexte, les espaces vacants ne revêtent plus les mêmes symboles. Lieux de défiance, d’autogestion, ils deviennent peu à peu des lieux de confiance et de gestion partagée entre acteurs et collectivités. Sujet de niche pendant longtemps, cette démarche alternative tend à s’institutionnaliser.

Pourquoi proposer ces deux jours de séminaire dans la Métropole Européenne de Lille ?

Aborder le sujet des espaces vacants prend un sens très particulier sur la métropole lilloise. Comme la Ruhr ou la Haute Silésie, la région est marquée par les industries lourdes. Le déclin de ces bastions, de ces moteurs économiques ont profondément façonné le territoire et ses habitants. Longtemps associé à des images de friches abandonnées, notre territoire parvient peu à peu à s’affranchir des stigmates économiques et écologiques engendrés par cette révolution. Restent les vestiges d’une histoire industrielle. A l’image de chaque époque façonnée par l’homme, ces cathédrales de fer, construites dans la sueur et la douleur, sont aujourd’hui les symboles d’une histoire révolue qui attirent les férus de patrimoine et les amoureux d’histoire, en mal de comprendre les transformations sociétales. Hideuses, ces friches sont aujourd’hui sublimées.

Si les transformations locales de friches sont nombreuses, force est de constater l’ampleur du phénomène sur notre territoire (en atteste l’étude récente publiée sur le sujet par l’Agence d’Urbanisme de la Métropole de Lille). Si certaines font l’objet de vives tensions, d’autres sont encore en attente et peuvent être vues comme des atouts pour faire vivre une autre manière de penser la ville. En effet, les projets urbains sont des projets longs, qui mobilisent des acteurs et des moyens colossaux. Les nombreux projets qui parsèment notre territoire, notamment ceux de renouvellement urbain, intègrent des temps latents de plusieurs mois ou années, qui peuvent être vecteurs de tensions et de déséquilibres urbains et sociaux.

Si le phénomène des bâtiments inoccupés et des terrains en friches existe depuis toujours dans l’espace urbain, sa durée a tendance à augmenter et interroge les citoyens qui réclament plus de transparence dans cette ère de démocratie ouverte. Le recours à des projets temporaires apparait donc comme un outil pour faire vivre le territoire, mais aussi pour engager des dynamiques sociales impactantes. Les espaces contraints deviennent dès lors ressource.

Nous considérons en effet que cette démarche à la jonction entre ambitions territoriales et investissements collectifs mène à créer des territoires en communs. C’est naturellement que Interphaz souhaite donc se positionner pour faciliter l’usage de projets d’occupations temporaires, en nous inspirant de projets ici et ailleurs en Europe. En favorisant l’échange et en aidant à la décision des acteurs locaux et décideurs, nous souhaitons contribuer à concevoir, stimuler et valoriser des initiatives collectives et citoyennes pour construire en communs nos territoires.

Dans la continuité de l’étude réalisée par l’ADULM, nous souhaitons donc inviter différents publics à s’interroger sur ces occupations éphémères. Il s’agit non seulement de considérer les espaces vacants comme des leviers de développement urbain écologiquement durable, mais aussi d’en faire un outil d’implication citoyenne.



Détails des conditions :

Sur inscription uniquement (100 places) : gratuit pour les adhérents de l'association. Le repas est compris dans le billet.

Mots clés : JNA, JOURNÉES NATIONALES DE L'ARCHITECTURE, Conférence / Débat / Rencontre

Horaires *
Date : du 18 octobre 2019 au 18 octobre 2019
Horaire : de 09h00 à 17h30

(*) : Les manifestations pouvant être supprimées, annulées, ajournées, prenez contact avec les organisateurs avant de vous déplacer.

Lieu :
59160 - Lille - 34 boulevard Jean-Baptiste Lebas
Catégorie :
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